Visite du Centre éducatif fermé de Brignoles

Les responsables de la PJJ ont invité la Présidente de la Confédération Monique Cordier à visiter le CEF de Brignoles. Dans le cadre de ses fonctions à la Confédération le Président de CIQ était présent. Cette visite complète la réunion avec le Procureur de la République sur la délinquance juvénile dont A. Grimaldi a fait un compte rendu. Créés par Dominique Perben en 2002, les Centres éducatifs fermés se veulent des « cellules de soins intensifs » pour jeunes ancrés dans la délinquance.
De face à gauche le directeur du CEF de Brignoles
Le Centre de Brignoles, ouvert depuis 2006, accueille essentiellement des garçons entre 15 et 18 ans multirécidivistes. Ils ont épuisé juges et policiers, ils ne rêvent que de casser du flic et ils sont les petits caïds qui pourrissent la vie de nos quartiers. Ce sont véritablement des voyous qui font l’objet d’une mesure de placement dans le cadre pénal dont la durée est déterminée par l’autorité judiciaire pour une durée maximum de 6 mois, renouvelable une fois.
les barreaux sont à toutes les fenêtres

Le placement en CEF est un outil entre les mains des juges pour enfants afin d’éviter à un mineur de se perdre totalement dans l’enfermement en prison. Ici l’éducatif n’est pas antinomique de contraintes car suivre des règles de fer et contrôler sa violence vis à vis des autres est une rude discipline pour des enfants totalement déstructurés à cause d’un abandon éducatif et d’un mimétisme à l’environnement permissif de la bande ou du quartier.

l’organisation quotidienne est rigoureuse: repas du soir obligatoire et fermeture du pôle hébergement à 19h
C’est un long travail dont les résultats, comme tout acte d’éducation, ne se voient pas immédiatement car les choses entrent souvent dans une période de maturation assez longue. Pour ces enfants c’est l’occasion de faire aussi une rencontre déterminante pour leur avenir avec des éducateurs avec une forte personnalité.

interdit de sortir de sa chambre entre 22h20 et 7h30

On sait, selon une étude nationale, qu’environ plus de la moitié des jeunes passés par un Centre n’a pas récidivé. Pour les autres la récidive a été faite souvent pour des délits moins graves. Il n’y a pas évidemment 100% de réussite mais avec la prison il y a 100% d’enfoncement dans la délinquance. Souvent on critique le coût de ces Centres, cela semble un faux problème au regard des dépenses engagées par la société pour une personne, même après son exécution, comme Roland Gaden dont la première arrestation date de 1983 alors qu’il avait 18 ans.

les activités sont obligatoires et sanctionnées par un diplôme comme le CFG

De plus, il en va des CEF comme des logements sociaux, de nombreux élus de tous les bords pensent faire corps avec leurs administrés en les refusant sur leur commune alors qu’ils dénoncent l’insécurité et l’incurie de la Justice. Obnubilé par le coût électoral supposé ils empêchent une amélioration de la situation de cette toute petite partie de la jeunesse dont le placement marque un temps d’arrêt dans un parcours délinquant et une inflexion d’un destin.

Au centre le Maire de Brignoles qui n’a pas eu peur du coût électoral

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