Retour sur le ramassage du 3 avril

On n’était que six ce matin du premier jeudi d’Avril 2025, mais six membres de notre CIQ parfaitement entrainés à cet exercice. Nous avons allongé notre circuit et constaté que, globalement, il n’y avait pas d’augmentation de nos prélèvements de détritus.

Les nombreux encouragements des personnes en voitures ou des passants, que nous avons croisés, démontrent bien que ces actions bénévoles sont appréciées de tous. Merci encore aux participants.

Le plus étonnant, voire le plus révoltant, c’est que  certaines personnes jettent leurs déchets simplement pour adopter un comportement « méchant », et parce que « cela fait du bien d’être mauvais ». Il s’agit donc simplement d’un acte de défiance, parfois face aux autorités mais aussi face à son voisin, lorsque de tels comportements sont commis sur le lieu du quartier.

Et l’avenir n’est pas tout rose, loin de là ! Peu importe cet égoïsme ambiant, voire ce « je-m’en-foutisme », ce problème des déchets ne fera que s’aggraver dans les prochaines années. Sans action gouvernementale d’ampleur, des pouvoirs publics locaux qui sont les seuls à pouvoir modifier les « mauvais » comportements, la quantité de déchets mal éliminés devrait encore monter en flèche …

Les dépôts sauvages d’ordures sont courants dans les grandes villes. Les espaces du quotidien, rue, place, square, ont une rude vie souvent jonchés le matin de canettes de bière ou de reliefs de repas.

Que dire des tournées des services publics dans l’enlèvement des poubelles de rues, il y a souvent des sauts de moutons…… et parfois il se passe des mois avant que celles qui sont mal placées soient traitées ? Les rats réapparaissent, hantant les esprits échauffés des citadins proprets que nous sommes.


C’est que, dans les espaces des villes, on commerce, on se déplace, les chantiers y sont quotidiens. Ils sont aussi les lieux d’une vie sociale : on y célèbre une soirée entre amis, on y fait ses courses. Les villes produisent de la saleté, réalité acceptée jusqu’à un certain point, honnie au-delà, tout est question d’appréciation.

Prenons certaines villes en développement. Ce n’est pas leur faire injure que de dire que leurs rues sont souvent sales. Pour caricaturer au contraire, en certains pays « ordonnés », la propreté y est une vertu indiscutée, sur laquelle on exerce une surveillance attentive, elles sont propres. Miroir de la société qui les pratique et valeur collective revendiquée.

Au contraire, dans un quartier d’accueil ouvert sur le monde, les utilisateurs ne sont pas forcément habitants et ont parfois une histoire qui ne les rend pas conscients d’être des acteurs de l’espace urbain. La propreté alors peut s’en trouver relative et générer des conflits entre des natifs qui en ont une vision, et d’autres, tout aussi légitimes, qui n’y sont pas sensibles…

Toujours la même conclusion…….. L’éducation ! 

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