Coupes d’arbres dans le parc national

Les travaux de mise en conformité incendie de la piste DFCI qui relie le bd Pierotti au parc Pastré se sont achevés fin février. Les grands tas de bois sur le chemin montrent leur importance.

Des règles précises

En amont, le projet avait été présenté au CIQ. Objectif : expliquer une opération encadrée par une réglementation précise. Celle-ci impose deux bandes débroussaillées de part et d’autre de la piste. 

La première, sur 4 mètres de chaque côté, doit être totalement dégagée. Au-delà, une bande de sécurité de 25 mètres prévoit la création d’« alvéoles » végétales, espacées d’au moins 5 mètres, afin de freiner la propagation des flammes tout en limitant l’effet du vent.

Une action dans la durée

Sur le terrain, le travail est engagé mais s’inscrit dans le temps long. Car façonner ces îlots ne consiste pas à couper massivement. « Il faut la patience du jardinier », confie un technicien. Couper, laisser repousser, revenir éclaircir : deux nouvelles interventions sont programmées à trois ou quatre ans d’intervalle. 

À l’horizon de dix ans, la piste devra répondre pleinement aux normes de défense contre les incendies.

Une sélection au cas par cas

Les choix d’abattage ont été arrêtés conjointement par le Bataillon des marins-pompiers de Marseille, le Parc national des Calanques, l’Office national des forêts et la Métropole. 

Essence, état sanitaire, évolution prévisible : chaque arbre a été examiné au cas par cas.

Un travail mécanisé et encadré

Les sujets situés à moins de dix mètres de la piste ont été traités mécaniquement ; au-delà, les interventions ont été réalisées à la main. La voie est restée ouverte, sous surveillance, pendant toute la durée du chantier. 

Les bois coupés ont été regroupés en tas en attendant leur valorisation. Le produit de leur vente reviendra au Département des Bouches-du-Rhône, propriétaire du terrain.

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